Accord franco-algérien de 1968 : une solution à la brouille diplomatique ?
Publié : 9 février 2026 à 18h00
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9 février 2026 - 10 min 18 sec
Accord franco-algérien de 1968 : une solution à la brouille diplomatique ?
GRAND ANGLE
Gilles Manceron, historien spécialiste de la colonisation française en Algérie, rappelle que l’accord franco-algérien sur l’immigration, signé en 1968, a été conclu quelques années après l’indépendance de l’Algérie, dans un contexte particulier. Il s’agissait alors de redéfinir les déplacements entre deux pays désormais séparés, tout en tenant compte des liens humains et sociaux existants.
À l’époque, les échanges entre la France et l’Algérie étaient nombreux. L’immigration de travail était importante, et de nombreuses familles vivaient entre les deux rives de la Méditerranée. Des liens amicaux, familiaux et amoureux reliaient aussi les populations. Selon Gilles Manceron, ces réalités expliquent largement la nécessité de l’accord.
L’historien conteste l’idée selon laquelle l’Algérie bénéficierait d’un traitement de faveur. Pour lui, l’accord de 1968 ne donne pas d’avantages disproportionné à l’Algérie et ne constitue pas un privilège injustifié.
Gilles Manceron souligne par ailleurs que la remise sur la table de cet accord, évoquée à la fois par la France et par l’Algérie, pourrait contribuer à améliorer les relations entre les deux pays. Rediscuter cet accord permettrait de l’adapter aux enjeux actuels, tout en réchauffant le dialogue diplomatique, souvent marqué par des tensions héritées de l’histoire coloniale.
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