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"Faire perdurer les divisions à gauche, c'en est presque criminel" : Francis Poézévara, Conseiller Municipal à Puteaux, invité de PLURIEL

La gauche doit être unie en Ile-de-France lors des élections régionales  mais aussi pour l'élection présidentielle de 2022", estime Francis Poézévara, Conseiller Municipal à Puteaux, sur Radio Orient. Mais le Coordinateur Génération.s dans les Hauts-de-Seine se montre plutôt pessimiste. "Il y a de nouveaux candidats à gauche tous les jours. Si on regarde les sondages, il y a de multiples raisons d'être pessimiste. Si on n'est pas unis, on sait que la gauche sera absente du second tour pour la 3e fois de son histoire, ce qui donnerait un affrontement entre la droite libérale d'Emmanuel Macron et la droite nationaliste de Marine Le Pen." Et, regrette l'élu de Puteaux, "on voit que chacun part dans son couloir. Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo qui se prépare, Yannick Jadot, peut-être également Fabien Roussel chez les communistes." C'est doublement pénalisant, analyse Francis Poézévara "car d'une part en étant chacun dans son couloir, il n'y a aucune chance que chacun arrive à passer la barre du second tour, mais en plus, pour se différencier, les uns et les autres sont obligés de cliver à gauche. On l'a vu encore récemment avec les propos d'Anne Hidalgo sur Europe Ecologie. On le voit avec les propos des uns et des autres, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot qui va plutôt sur le centre. En clivant comme ça, on est en train, avec une sorte de prophétie autoréalisatrice, de rendre les uns et les autres à gauche irréconciliables. " Francis Poézévara en veut pour preuve les derniers chiffres des instituts de sondage : la gauche divisée pèse 26 % des voix, ce qui correspond à la barre pour passer au second tour. Mais s'il n'y avait qu'un seul candidat de gauche au 1er tour, aujourd'hui, ce candidat ne dépasserait pas 15 %". L'explication selon ce cadre du mouvement créé par Benoît Hamon, "c'est parce que tout le monde clive à gauche et donc les uns et les autres refusent de se reporter sur un candidat d'union. Pour moi, faire perdurer ces divisions, c'en est presque criminel !" ---- L’invité de PLURIEL est Francis Poézévara, Conseiller Municipal à Puteaux, Coordinateur Génération.s dans les Hauts-de-Seine. Emission diffusée le vendredi 27 novembre 2020. 

La gauche doit être unie en Ile-de-France lors des élections régionales  mais aussi pour l'élection présidentielle de 2022", estime Francis Poézévara, Conseiller Municipal à Puteaux, sur Radio Orient. Mais le Coordinateur Génération.s dans les Hauts-de-Seine se montre plutôt pessimiste.

"Il y a de nouveaux candidats à gauche tous les jours. Si on regarde les sondages, il y a de multiples raisons d'être pessimiste. Si on n'est pas unis, on sait que la gauche sera absente du second tour pour la 3e fois de son histoire, ce qui donnerait un affrontement entre la droite libérale d'Emmanuel Macron et la droite nationaliste de Marine Le Pen."

Et, regrette l'élu de Puteaux, "on voit que chacun part dans son couloir. Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo qui se prépare, Yannick Jadot, peut-être également Fabien Roussel chez les communistes."

C'est doublement pénalisant, analyse Francis Poézévara "car d'une part en étant chacun dans son couloir, il n'y a aucune chance que chacun arrive à passer la barre du second tour, mais en plus, pour se différencier, les uns et les autres sont obligés de cliver à gauche. On l'a vu encore récemment avec les propos d'Anne Hidalgo sur Europe Ecologie. On le voit avec les propos des uns et des autres, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot qui va plutôt sur le centre. En clivant comme ça, on est en train, avec une sorte de prophétie autoréalisatrice, de rendre les uns et les autres à gauche irréconciliables. "

Francis Poézévara en veut pour preuve les derniers chiffres des instituts de sondage : la gauche divisée pèse 26 % des voix, ce qui correspond à la barre pour passer au second tour. Mais s'il n'y avait qu'un seul candidat de gauche au 1er tour, aujourd'hui, ce candidat ne dépasserait pas 15 %". L'explication selon ce cadre du mouvement créé par Benoît Hamon, "c'est parce que tout le monde clive à gauche et donc les uns et les autres refusent de se reporter sur un candidat d'union. Pour moi, faire perdurer ces divisions, c'en est presque criminel !"

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L’invité de PLURIEL est Francis Poézévara, Conseiller Municipal à Puteaux, Coordinateur Génération.s dans les Hauts-de-Seine.

Emission diffusée le vendredi 27 novembre 2020. 

27 novembre 2020

"Les exilés de la place de la République étaient en train de crever de faim" : Alexandre Schon, Co-Animateur du Groupe thématique - Numérique de LFI, invité de PLURIEL

Dans cette émission diffusée le vendredi 27 novembre 2020, Alexandre Schon * revient notamment sur démantèlement brutal du campement de migrants installé place de la République, à Paris. Présent à la fois à Saint-Denis et quelques jours plus tard, place de la République, il précise que l'action de l'association Utopia 56 "voulait montrer cette invisibilisation de ces exilés". Selon lui, "on n'aurait pas reparlé de ces personnes s'il n'y avait pas eu cette action à République." Co-Animateur du Groupe thématique - Numérique de La France insoumise, Alexandre Schon ajoute : "Ils existaient encore, ils étaient en train de crever de faim. Moi-même, je suis bénévole dans une association caritative et je travaille à Porte d'Aubervilliers : j'ai vu l'évacuation du campement de Saint-Denis, porte de Paris." Le nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire a augmenté de façon significative, précise le militant, également enseignant. "On a organisé une distribution de vêtements parce qu'on avait anticipé le fait que ces migrants n'avaient plus de tentes, n'avaient plus d'affaires et parfois avaient perdu leurs papiers pendant les cohues provoquées par les gazages en règle des forces de sécurité."  * Alexandre Schon, Co-Animateur du Groupe thématique - Numérique de La France insoumise, Docteur en Géographie de l’innovation et des télécommunications européennes. 

Dans cette émission diffusée le vendredi 27 novembre 2020, Alexandre Schon * revient notamment sur démantèlement brutal du campement de migrants installé place de la République, à Paris. Présent à la fois à Saint-Denis et quelques jours plus tard, place de la République, il précise que l'action de l'association Utopia 56 "voulait montrer cette invisibilisation de ces exilés". Selon lui, "on n'aurait pas reparlé de ces personnes s'il n'y avait pas eu cette action à République."

Co-Animateur du Groupe thématique - Numérique de La France insoumise, Alexandre Schon ajoute : "Ils existaient encore, ils étaient en train de crever de faim. Moi-même, je suis bénévole dans une association caritative et je travaille à Porte d'Aubervilliers : j'ai vu l'évacuation du campement de Saint-Denis, porte de Paris." Le nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire a augmenté de façon significative, précise le militant, également enseignant. "On a organisé une distribution de vêtements parce qu'on avait anticipé le fait que ces migrants n'avaient plus de tentes, n'avaient plus d'affaires et parfois avaient perdu leurs papiers pendant les cohues provoquées par les gazages en règle des forces de sécurité." 

* Alexandre Schon, Co-Animateur du Groupe thématique - Numérique de La France insoumise, Docteur en Géographie de l’innovation et des télécommunications européennes. 

27 novembre 2020