Maroc: la FIDH appelle à la régularisation de 9.000 migrants supplémentaires

31 mars 2015 à 17h27 par La rédaction

RADIO ORIENT

Le Maroc a mené une campagne de régularisation des migrants "encourageante" mais devrait encore fournir des papiers à 9.000 personnes supplémentaires, a estimé lundi la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).

 

"D'après nos estimations, il y a près de 9.000 dossiers" de régularisation encore en souffrance, a déclaré la secrétaire générale de la FIDH, Amina Bouayach, lors d'une conférence de presse organisée à Rabat conjointement avec le Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem).

 

Pour répondre à l'afflux de migrants aux portes de l'Europe en même temps qu'aux critiques d'ONG sur ce dossier, le Maroc a bouclé fin 2014 une campagne de régularisations qui a permis de satisfaire près de 18.000 demandes sur un total de 27.300 dossiers déposés.

 

Les bénéficiaires sont surtout originaires d'Afrique subsaharienne.

 

"La commission de recours doit se réunir et traiter ces dossiers", a ajouté Mme Bouayach, faisant référence à un mécanisme de recours administratif mis à la disposition des migrants en cas de refus ou de retard à satisfaire leur demande. "Le nombre de bénéficiaires a été bien moindre à ce qui a été estimé au départ", a renchéri le secrétaire général du Gadem, Hicham Rachidi.

 

"Ces dossiers sont en cours d'examen et de finalisation", a assuré pour sa part dans une déclaration à l'AFP le directeur des affaires migratoires au ministère des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, Ahmed Skim. L'opération de régularisation a "adopté des critères souples fondés sur une philosophie humaniste", ajoute-t-il, réfutant tout retard.

 

Tout proche de l'Europe, le Maroc est de longue date une terre de transit pour les migrants venus d'Afrique subsaharienne, en quête de "l'eldorado" européen. Mais face au marasme économique et au durcissement des règles migratoires sur le Vieux continent, il tend à devenir un pays d'accueil.

 

Avec AFP