Mort d’Ali Larijani : un pilier du régime iranien disparaît

Modifié : 14h20 par Marc-Aurèle Barez

Les autorités iraniennes ont confirmé la mort d’Ali Larijani, chef de la sécurité nationale. Figure centrale du pouvoir, il s’était imposé comme un acteur clé depuis la disparition du guide suprême Ali Khamenei.

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Un homme devenu incontournable dans la guerre

« Le sang pur d’Ali Larijani et des autres martyrs bien-aimés sera vengé ». C’est par ces mots que le chef de l’armée iranienne a réagi à la disparition du responsable sécuritaire.

La perte est considérable pour la République islamique. Ali Larijani s’était imposé comme l’une des figures majeures de la contre-offensive militaire iranienne. Vendredi dernier encore, il défiait les bombardements israélo-américains en participant à une manifestation dans les rues de Téhéran.

Longtemps resté dans l’ombre, il avait vu son rôle évoluer après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Selon une source israélienne, il était devenu le dirigeant de facto du régime, déjà considéré auparavant comme un homme de l’ombre tirant les ficelles du pouvoir.

Un parcours entre armée, diplomatie et nucléaire

À la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Larijani occupait une position stratégique, notamment dans la gestion du dossier nucléaire iranien. Âgé de 68 ans, il disposait d’une longue expérience au sein de l’appareil d’État, entre fonctions militaires et responsabilités parlementaires.

Diplomate reconnu, il était bien identifié par les chancelleries occidentales. Réputé pour son sens tactique et son pragmatisme, sans pour autant incarner une ligne réformatrice, il avait été le principal négociateur iranien sur le nucléaire entre 2005 et 2007, face notamment à la France et à l’Allemagne.

Plus récemment, il avait été sanctionné par Washington, accusé d’avoir joué un rôle dans la répression des manifestations massives qui ont secoué l’Iran en janvier dernier.