Ismaïl Qaani : le « chef de l’ombre » à la tête de l’un des services les plus sensibles d’Iran
Modifié : 3h18 par Radio Orient
En janvier 2020, après l’élimination de Qassem Soleimani lors d’une frappe américaine près de l’aéroport de Bagdad, Téhéran a choisi un homme moins connu pour diriger la principale branche extérieure des Gardiens de la Révolution : Ismaïl Qaani.
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Ancien adjoint de Soleimani, il se retrouve au centre des dossiers les plus sensibles au Moyen-Orient : Irak, Syrie, Liban, Yémen et Afghanistan. Contrairement à son prédécesseur, Qaani reste très discret, même au sein de l’Iran.
Un parcours militaire depuis la Révolution
Né le 8 août 1957 à Machhad, Qaani rejoint les Gardiens de la Révolution après la Révolution islamique et se forme à l’académie militaire de l’Imam Ali en 1981.
Durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), il commande plusieurs brigades et rencontre pour la première fois Soleimani, avec qui il développera une relation de travail durable.
Une figure de l’ombre
Surnommé « le Fantôme » et « l’homme aux neuf vies », Qaani doit ces sobriquets à sa discrétion et à sa survie à plusieurs tentatives d’assassinat.
Alors que Soleimani était charismatique et exposé médiatiquement, Qaani privilégie une approche institutionnelle et réseau, supervisant la coordination des milices liées à l’Iran et le financement de groupes armés, dont les brigades Fatemiyoun et Zeynabiyoun.
Avant 2020, Qaani se concentrait sur l’« Est » : Afghanistan, Asie centrale, soutien au Nord contre les talibans et lutte contre le trafic de drogues.
Depuis qu’il dirige le Corps Qods, son influence s’étend à l’Irak, la Syrie et le Liban, mais le rôle de l’Iran est de plus en plus compliqué par les frappes israéliennes et américaines visant ses alliés régionaux.
Mystère et rumeurs
Depuis fin 2024, Qaani apparaît rarement en public, suscitant des spéculations sur son état et son rôle effectif. Certains évoquent une possible assignation à résidence ou des enquêtes internes. Le Corps Qods reste cependant un appareil basé sur le secret et la continuité du réseau, malgré la disparition apparente de son chef.
Ismaïl Qaani n’est pas un dirigeant ordinaire. Héritier de l’influence régionale de Soleimani, il privilégie la discrétion, le travail en réseau et l’action secrète.
Entre rumeurs, frappes militaires et tensions régionales, la question demeure : Qaani contrôle-t-il toujours la machine Qods, ou le « chef de l’ombre » est-il lui-même devenu une énigme au sein du système iranien ?
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