Benjamin Stora : la mémoire franco-algérienne pour réconcilier

Publié : 6 mai 2026 à 16h59 par Radio Orient

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    6 mai 2026 - 15 min 16 sec

    Benjamin Stora : la mémoire franco-algérienne pour réconcilier

    François-Xavier de Calonne

    Grand Angle

    La relation Franco-algériuenne sous le prisme notamment des massacres de mai 1945 à Guelma, Sétif et Kheratta. Notre invité, Benjamin Stora, historien, grand spécialiste de l’histoire de l’Algérie. Il a récemment écrit avec Thomas Snegaroff, France, Algérie, anatomie d’une déchirure aux éditions Les Arènes. Vous êtes aussi l’auteur de l’Algérie en Guerre, un historien face au torrent des images aux éditions l’Archipel. 

    -Il y a 81 ans, les répressions sanglantes ont suivi les manifestations nationalistes, indépendantistes et anticolonialistes du 8 mai 1945 dans le Constantinois, pendant la colonisation française de l'Algérie. La répression a duré plusieurs semaines. Ces massacres ont-ils lancé le compte à rebours vers la guerre d’Algérie, qui a débuté presque dix ans plus tard, le 1er novembre 1954 ? 

    -Pourquoi les espoirs d’émancipation ont-ils redoublé à l’issue de la Seconde Guerre mondiale ? 

    -Est-ce que cela a été occulté en raison de la victoire sur les nazis ? 

    -La France métropolitaine, à l’époque, ne connaîtra pas l’ampleur des massacres ? 

    -Quand est-ce que ces faits ont été connus de l’autre côté de la Méditerranée ? 

    -Dans votre ouvrage Algérie, anatomie d’une déchirure, aux éditions Les Arènes, on retrouve bien entendu Messali Hadj. Pouvez-vous nous rappeler qui était cette grande figure pionnière de l’idée d’indépendance algérienne, souvent présentée comme le père du nationalisme algérien ? 

    -Le mot « indépendance » a été prononcé pour la première fois en public en 1936 par le leader nationaliste Messali Hadj… 

    -Vous avez rappelé l’importance de l’Étoile nord-africaine, son rôle dans la conscience nationale, dans un pays, la France, où les militants pouvaient s’organiser… 

    -Depuis Annaba, vous avez plaidé pour une ouverture totale des archives françaises aux chercheurs algériens. La « bataille de la mémoire » ne pourra aboutir sans une volonté sincère de lever le secret sur les dossiers les plus sensibles. Quels sont ces dossiers ? 

    -Vous faites partie des personnalités qui ont appelé publiquement à la libération du journaliste sportif Christophe Gleizes, collaborateur des médias Society et So Foot, condamné à sept ans de prison ferme en Algérie. Il a renoncé à son pourvoi en cassation. Comme toutes les personnes qui le soutiennent, vous demandez une grâce présidentielle ? 

    -Vous qui œuvrez pour la réconciliation entre la France et l’Algérie, quel regard portez-vous sur la place que prend l’Algérie dans le débat présidentiel ? 

    -Notez-vous une amélioration des relations depuis l’arrivée de Laurent Nuñez au ministère de l’Intérieur ?

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