Effondrement financier de l’ONU : causes, chiffres et enjeux

Modifié : 2 février 2026 à 0h36 par Radio Orient

En 2026, l’ONU pourrait se retrouver au bord de la paralysie financière. Avec un déficit record de 1,6 milliard de dollars, la suppression de milliers de postes et des contributions majeures non versées, les missions de maintien de la paix et les programmes humanitaires risquent d’être fortement réduits. Au-delà des chiffres, c’est la crédibilité et la stabilité du système international qui sont menacées, dans un monde déjà marqué par des crises majeures.

Effondrement financier de l’ONU : causes, chiffres et enjeux
  • Les Nations unies face à la plus grave crise budgétaire de leur histoire ?
  • 7 % de budget en moins et 2 400 postes supprimés : le prix de la survie

  • 1,6 milliard de dollars de déficit : décryptage de la situation 2025

  • Quand le déficit financier menace la sécurité et la stabilité mondiales

  • Qui finance l’ONU… et qui la laisse affronter son destin ?

Une organisation confrontée à un test existentiel

La question n’est plus théorique : l’ONU risque-t-elle un effondrement financier dès 2026 ?

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L’organisation internationale se trouve aujourd’hui à un tournant inédit : pourra-t-elle continuer à honorer ses engagements financiers et opérationnels ? Si le déficit persiste, il pourrait déclencher une crise aux répercussions planétaires, menaçant le système international lui-même.

Des chiffres qui inquiètent

En 2025, le déficit de l’ONU a atteint 1,6 milliard de dollars, soit près du double de celui de l’année précédente.
2 400 postes ont déjà été supprimés, et les projections vont jusqu’à 2 900 emplois supprimés.
Le pire : la trésorerie pourrait être épuisée dès juillet 2026, si les États membres ne respectent pas leurs engagements ou si aucune réforme structurelle n’est mise en place.

Un avertissement du sommet

Dans une note interne du 28 janvier 2026, le secrétaire général Antonio Guterres a tiré la sonnette d’alarme.
Il s’agissait d’un avertissement sans équivoque, pointant un « effondrement financier imminent » si des mesures urgentes n’étaient pas prises.

Guterres a insisté :

« Les Nations unies pourraient ne plus être en mesure de fonctionner au même rythme après le milieu de l’année 2026. »

Un signal rare, mais révélateur de l’ampleur du risque.

Un déficit et des responsabilités inégalement réparties

Pour 2026, le budget de l’ONU a été réduit de 7 %, à environ 3,4–3,45 milliards de dollars. Mais ces économies restent insuffisantes.
227 millions de dollars de financements non perçus ont été annulés, et 20 % des effectifs pourraient être supprimés.

Malgré le règlement des contributions par plus de 150 États, le déficit persiste : les principaux contributeurs font défaut.
Les États-Unis, à eux seuls, représentent 22 % du budget ordinaire et 26 % du financement total, avec des dettes dépassant 4 milliards de dollars. Un refus politique de paiement qui pèse lourdement sur l’équilibre financier de l’organisation.

Les conséquences pour le monde

Cette crise n’est pas confinée à New York : elle se répercute sur le terrain.
Les missions de maintien de la paix risquent d’être réduites jusqu’à 25 %, avec le retrait possible de 13 000 à 14 000 soldats dans des zones sensibles comme le Congo, le Sahara occidental, le Soudan et le Sud-Soudan.
Les programmes humanitaires sont également menacés : le Programme alimentaire mondial doit faire face à des coupes sévères, alors que l’appel humanitaire mondial a été réduit à 23 milliards de dollars, privant des millions de personnes vulnérables d’une aide vitale.

Une crise qui dépasse la finance

La question n’est plus : « l’ONU fera-t-elle faillite ? »
Elle devient : « Le monde peut-il se permettre des Nations unies paralysées… au moment où les crises mondiales sont les plus aiguës depuis des décennies ? »

En 2026, le déficit budgétaire pourrait se transformer en fracture profonde, menaçant non seulement l’organisation, mais la stabilité du système international tout entier.