UE–Iran : Bruxelles envisage de classer les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste et d’alourdir les sanctions
Modifié : 29 janvier 2026 à 17h43 par Nadia Bencheikh avec l'AFP
À Bruxelles, l’Union européenne envisage un nouveau durcissement contre Téhéran: inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes. Une décision discutée ce jeudi par les ministres des Affaires étrangères des 27, sur fond de répression en Iran.
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L’Union européenne pourrait franchir un pas symbolique et politique majeur contre l’Iran. Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des 27 discutent ce jeudi d’une mesure qui revient régulièrement sur la table : l’inscription des Gardiens de la Révolution iraniens sur la liste européenne des organisations terroristes.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, donne le ton : « Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel », dit-elle, en affirmant s’attendre à un accord pour cette inscription. La France annonce, de son côté, être désormais prête à prendre sa décision, levant l’un des principaux obstacles à une adoption à l’unanimité.
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À Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot martèle : « Il ne peut y avoir aucune impunité pour les crimes commis » et appelle Téhéran à libérer les prisonniers et à mettre fin aux exécutions, dénonçant une répression qu’il qualifie de « la plus violente de l’histoire contemporaine de l’Iran ». Paris insiste aussi sur une priorité : la sécurité des ressortissants et des entreprises, et celle de deux otages français, actuellement à l’ambassade de France, dont la France exige la libération “définitive et immédiate”.
Même ligne du côté de l’Espagne : le chef de la diplomatie José Manuel Albares se dit favorable, estimant que l’UE doit utiliser « tous les instruments à notre disposition » pour y mettre fin.
La Belgique, par la voix de Maxime Prévot, se dit également prête à suivre, « à la lumière des atrocités constatées ces dernières semaines ».
Enfin, l’UE doit annoncer de nouvelles sanctions : environ 21 entités et individus, dont des hauts responsables des Gardiens, visés par des interdictions d’entrée dans l’UE et le gel des avoirs.
Téhéran, lui, met en garde contre des « conséquences destructrices » si cette inscription est décidée.
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