L'immigration par la mer ne ralentit pas: 1.300 nouveaux arrivants en Sicile

26 décembre 2014 à 21h03 par La rédaction

RADIO ORIENT

L'immigration de migrants et les secours en mer dans le détroit de Sicile ne ralentissent pas: 1.300 immigrants, secourus dans plusieurs opérations le jour de Noël, étaient attendus vendredi dans deux ports siciliens, ont rapporté les médias.

 

900 immigrés recueillis sur des embarcations à la dérive le soir de Noël par trois bâtiments militaires italiens et deux cargos doivent débarquer à Messine, après avoir tous été transférés à bord du navire italien "Etna", qui dispose de services de soins et de contrôle sanitaire.

 

Parmi eux, une femme nigériane qui a accouché sur l'"Etna" d'un bébé bien portant.

 

400 autres doivent débarquer dans le port sicilien de Pozzallo. Les secours italiens ont découvert parmi eux le cadavre d'un homme décédé pendant la traversée. Une enquête a été diligentée sur les raisons du décès.

 

Un autre homme, qui semble avoir les symptômes de la malaria ou de la tuberculose, a été transféré par hélicoptère en Sicile, après avoir été isolé dans une unité médicale spécialisée à bord de l'"Etna".

 

La veille de Noël déjà, plus de mille immigrants avaient été secourus lors de diverses opérations en mer.

 

Du 1er janvier au 17 décembre, selon les dernières statistiques du ministère de l'Intérieur, 167.462 immigrés sont arrivés en Italie par la mer, selon le ministère italien de l'Intérieur: soit une moyenne de 477 par jour.

 

Ils étaient partis de Libye pour plus de 80% d'entre eux et le reste d'Egypte et de quelques autres pays.

 

Les deux principaux pays d'origine des migrants sont la Syrie, où ils fuient la guerre civile, et l'Erythrée, où sévit une dictature. Viennent ensuite les Maliens et les Somaliens.

 

L'hiver, spécialement doux cette année, et le remplacement progressif de la vaste opération de secours italienne "Mare Nostrum" par un dispositif plus limité de contrôle des frontières baptisé "Triton", n'ont pas mis fin au ballet des embarcations de fortune en Méditerranée.

 

AFP