Budget 2026 adopté : 49.3, abstention du PS et fin du bras de fer parlementaire

Modifié : 3 février 2026 à 18h10 par Nadia Bencheikh avec l'AFP

Le budget de l’État pour 2026 est définitivement adopté. Dernières motions de censure rejetées, après des mois de bras de fer. Le gouvernement l’a fait passer au 49.3, avec l’abstention décisive des socialistes. Sébastien Lecornu veut désormais “tourner la page” et relancer l’agenda des réformes.

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Épilogue d’un long marathon parlementaire : la France a enfin son budget 2026.  Le texte est adopté définitivement ce lundi, après le rejet des deux dernières motions de censure visant le gouvernement. 
 
La séquence a duré quatre mois, avec près de 350 heures de débats, et un recours répété au 49.3 : trois au total pour faire passer le budget sans vote.
Les motions déposées par la gauche hors Parti socialiste et par le bloc RN–UDR n’ont pas atteint la majorité requise. 
Celle des Insoumis, des écologistes et des communistes a recueilli 260 voix, loin des 289 nécessaires.  Celle du RN et de l’UDR n’a obtenu que 135 voix. 
 
Les Insoumis annoncent saisir le Conseil constitutionnel, dénonçant un budget “cruel”. Le gouvernement, lui, revendique un compromis négocié avec les socialistes, qui n’ont pas voté la censure. 
 
Sébastien Lecornu dénonce une “déconnexion” et cible le RN et la France insoumise, accusés de vouloir “bloquer” et “tout rejeter”. Place désormais, dit-il, à “l’essentiel” : indépendance militaire, agricole et énergétique, avec notamment une actualisation de la loi de programmation militaire, un texte d’urgence agricole et la programmation pluriannuelle de l’énergie.