France : le chômage repart à la hausse au troisième trimestre, les jeunes particulièrement touchés
Modifié : 15h29 par Radio Orient avec l'AFP
Le marché de l’emploi français continue de montrer des signes de fragilité.
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Selon les derniers chiffres publiés mercredi par France Travail, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé au troisième trimestre 2026, confirmant une tendance préoccupante. Les personnes sans aucune activité, inscrites en catégorie A, sont désormais environ 3,35 millions, soit 30 400 de plus en trois mois, une hausse de 0,9 %. Sur un an, leur nombre augmente de 2,1 %.
La tendance est également négative pour l’ensemble des demandeurs d’emploi tenus de rechercher un travail, regroupés dans les catégories A, B et C. Leurs effectifs ont progressé de 0,8 % sur le trimestre et de 2,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Le service statistique du ministère du Travail (Dares) invite toutefois à interpréter ces données avec prudence. Les évolutions observées sont en partie liées à la loi pour le plein-emploi, adoptée fin 2023, qui impose notamment aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) de s’inscrire auprès de France Travail. Cette mesure vise à favoriser leur accompagnement et leur retour à l’emploi, mais elle modifie également les statistiques du chômage.
Les jeunes en première ligne
Les effets de cette réforme ne suffisent cependant pas à expliquer l’ensemble de la dégradation du marché du travail. D’après la Dares, les sanctions appliquées aux inscrits à France Travail continuent également d’influencer les comparaisons annuelles, même si leur impact sur les évolutions mensuelles est devenu moins significatif depuis avril 2026.
En excluant les inscriptions automatiques des bénéficiaires du RSA et des jeunes engagés dans un parcours d’insertion depuis janvier 2025, la hausse du nombre de demandeurs d’emploi sans activité est estimée à 0,3 % sur le trimestre et à 0,9 % sur un an.
Les moins de 25 ans restent les plus exposés à cette situation. Le nombre de jeunes sans aucune activité a augmenté de 2,4 % en trois mois et de 2 % sur un an. En incluant ceux qui exercent une activité réduite, la progression atteint 1,5 % sur le trimestre et 3,4 % par rapport à l’été 2025.
Chez les personnes âgées de 25 à 49 ans, les inscriptions à France Travail progressent de 1 % sur le trimestre. Pour celles qui n’exercent aucune activité, la hausse atteint 3,5 %. En prenant également en compte les demandeurs d’emploi ayant une activité réduite, l’augmentation s’élève à 0,9 % sur trois mois et à 3,2 % sur un an.
Une situation plus stable chez les seniors
À l’inverse, les personnes âgées de 50 ans et plus semblent moins touchées par cette dégradation. Le nombre d’inscrits dans cette tranche d’âge ne progresse pas globalement. Pour les demandeurs d’emploi sans aucune activité, il recule même de 0,1 % sur le trimestre et de 0,8 % sur un an.
En incluant les personnes exerçant une activité réduite, les inscriptions augmentent légèrement de 0,2 % sur le trimestre, tandis qu’elles restent stables sur une année.
Ces chiffres mettent en évidence des disparités importantes selon l’âge et soulignent les difficultés persistantes du marché du travail français, notamment pour les jeunes qui cherchent à accéder à leur premier emploi.
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