Le président en exil du Yémen durcit le ton avant des pourparlers à Genève

08/06/2015 à 3:37 Abd Rabbo Mansour Hadi

Le président yéménite en exil a durci le ton à quelques jours de pourparlers prévus à Genève en dénonçant le rôle « dangereux » de Téhéran et en excluant toute « réconciliation » avec les rebelles chiites pro-iraniens qui n’ont cessé de miner son autorité.
Le gouvernement en exil d’Abd Rabbo Mansour Hadi et les rebelles chiites Houthis ont confirmé leur participation, en principe sans condition, aux pourparlers que l’ONU a convoqués à partir de dimanche pour tenter de stopper le sanglant conflit au Yémen.
Cependant, des raids et des combats se poursuivent et de vives tensions demeurent à la frontière entre le Yémen et l’Arabie saoudite, qui n’arrive pas à faire plier les Houthis et leurs alliés, deux mois et demi après l’entrée en action de son aviation.
Réfugié en Arabie saoudite, le président Hadi a de nouveau dénoncé le jeu trouble de Téhéran dans les affaires du Yémen, estimant que l’influence de l’Iran « est plus dangereuse que celle d’Al-Qaïda », fortement implanté notamment dans le sud-est.
Le réseau extrémiste sunnite « Al-Qaïda peut être éradiqué » mais, dans le cas de l’Iran, il s’agit d’une « action politisée et systématique », a-t-il dit dans une interview diffusée lundi par la chaîne satellitaire Al-Arabiya.
L’Iran dément armer les Houthis.
Le président a par ailleurs prévenu qu’il n’y aurait « pas de négociations » à Genève. « Ce sera juste une discussion sur la mise en oeuvre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU ».
Cette résolution adoptée en avril impose un embargo sur les armes aux rebelles, exige le retrait de ces miliciens de toutes les villes et régions conq