Indemnisation des victimes des attentats: « aucune difficulté à faire face », assure Sapin

20/11/2015 à 3:32 michel sapin

Le fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI), confronté depuis les attentats du 13 novembre à des demandes d’indemnisation sans précédent, n’aura « aucune difficulté à faire face », a assuré vendredi le ministre des Finances Michel Sapin.
 

Le FGTI va traiter suite aux attentats meurtriers à Paris « autant de dossiers que depuis sa création », en 1986, soit « environ 4.000 dossiers », a dit le ministre, venu saluer la « mobilisation exceptionnelle » des salariés de cette structure à son siège de Vincennes (proche banlieue parisienne).
 

Le fonds est financé par une taxe sur tous les contrats d’assurance, qui avait été augmentée par un arrêté ministériel du 30 octobre 2015, et qui passera le 1er janvier de 3,30 à 4,30 euros.
 

Il indemnise les victimes d’attentats terroristes, qu’il s’agisse de personnes blessées ou d’ayants droit de personnes décédées, par exemple pour faire face à des incapacités de travail, des dépenses découlant d’un handicap (déménagement ou réaménagement d’un logement, achat d’une voiture adaptée …) ou pour prendre en charge les obsèques.
 

« Les premiers virements ont été faits ce matin », a dit M. Sapin, indiquant qu’il était trop tôt pour déterminer le montant total des indemnisations qui seraient versées.
 

Pour l’année 2015, le fonds avait déjà ouvert 135 dossiers suite aux attentats de janvier et 50 après l’attaque du musée du Bardo en Tunisie, et versé 4,15 millions d’euros aux victimes de ces attentats.
 

A titre d’exemple, l’épouse et les trois enfants d’une personne décédée dans un attentat à l’étranger seraient indemnisées à hauteur de 750.000 euros, selon un exemple fictif donné par le fonds lui-même.
 

AFP