Attaques de Ouagadougou : les victimes françaises étaient collègues de travail

17/01/2016 à 2:03 BURKINA

Vingt-neuf personnes, dont de nombreux étrangers, ont été tuées lors d’un raid jihadiste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, une attaque d’une ampleur inédite dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

 

Dans un nouveau bilan, le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, évoquait samedi soir de 29 tués et une trentaine de blessés. Par ailleurs « 176 personnes ont pu être secourues », a-t-il dit. Parmi les rescapés figure le ministre du Travail Clément Sawadogo.

 

La plupart des tués sont des Blancs, a indiqué une source proche du parquet, selon laquelle au moins cinq Burkinabè figurent aussi parmi les victimes. Ces dernières seraient de 18 nationalités différentes, d’après une source sécuritaire burkinabè.

 

Ce sont trois collègues, tous trois salariés d’une société de transports exceptionnels et de levage du Val-d’Oise, qui ont trouvé la mort sous les balles des djihadistes d’Aqmi à Ouagadougou, au Burkina-Faso, vendredi soir. Eddie Touati, 54 ans, Arnaud Cazier, 41 ans, et Antonio Basto, 52 ans, étaient en mission pour leur employeur, la société Scales de Saint-Ouen-l’Aumône.
 

«Eddie était responsable d’équipe et travaillait par exemple sur le transport de moteurs de centrales électriques», raconte un de ses amis de Beauvais (Oise). «Il mettait aussi en place les bateaux au salon nautique. Il était très souvent à l’étranger pour son travail : Canada, Réunion, Martinique, Guadeloupe, Bora-Bora, Tahiti…, se souvient-il. Eddie n’a pas fait de grandes études, il n’avait peut-être qu’un CAP de carrosserie automobile mais il était très débrouillard et surtout pas fainéant. Il travaillait tout le temps.» Eddie Touati a longtemps habité à Fontaine-Saint-Lucien (Oise) avant de déménager dans un village proche d’Amiens (Somme). Il était père de deux enfants, un garçon de 26 ans et une fille de 22 ans.
 

C’est cette dernière qui a d’abord publié sur Twitter ce samedi soir un appel à témoin pour retrouver son papa dont elle était sans nouvelles.

 

AFP etien Paris